Présentation : Lindsay L.

Plus qu'un rêve, une passion ...
Lindsay, c'est ainsi qu'elle s'appelle. Actuellement étudiante en Biologie, elle réside dans l'Essonne depuis son plus jeune âge, dans un quartier de banlieue, où la nature, l'air pur, n'ont pas lieu d'être.
Où est-ce qu'elle a connu les chevaux ? Longue histoire...
Sa mère était enceinte de la jeune fille, quand les chevaux reniflaient son ventre. Sentaient-ils sa présence ? Et elle, les attirait-elle ? En cette année 1989, elle naquît avec déjà l'envie inconsciente de rencontrer les chevaux. Ses parents avaient (et ont toujours d'ailleurs) des amis corses, demeurant dans le sud de la France, aux alentours de Nîmes. En 1991, elle fêta ses 2 ans. En vacances chez leurs amis corses, les parents de Lindsay décidèrent, un jour, allant sur les plages du Grau du Roi, de s'arrêter en chemin, dans un petit ranch au bord de la route.
Les balades à poney se présentaient en deux phases : la première - l'allé - consistait à profiter de se faire promener par Pilou, tenu en longe par son père. La deuxième partie - le retour - c'est Lindsay qui promenait Pilou le tenant sans l'aide de Papa & Maman, en main, marchant à côté de lui. Non pas parce que ça lui déplaisait d'être sur son dos, mais parce qu'elle aimait plus que tout ce contact qu'elle pouvait avoir avec le poney.
C'est ainsi que les balades se répétaient. Il était devenu impossible d'aller en direction du Grau du Roi sans aller faire un petit tour d'une demi heure sur le dos de son poney préféré, Pilou. Les parents étaient donc obligés de céder aux caprices de la gamine, avec quelques sous en poche, et lui offrir sa balade. C'était devenu une obscession. A chaque vacance, été comme hiver. Un jour, au ranch, le directeur s'adressa à la petite fille, qui n'avait qu'une hâte : retrouver Pilou et aller se promener. Seulement, il prononça ses mots : "Ce matin, Pilou était allongé dans son pré. Et, quand je suis allé le voir, il a déployé ses ailes comme un oiseau, et s'est envolé dans le ciel." Une phrase qu'elle n'oublia jamais, revoyant cet homme moustachu lui annoncer la nouvelle. Etrangement, elle ne pleura pas, mais était contente pour lui qu'il ait rejoint le ciel ! Elle se disait simplement : "Un jour, je le retrouverai, et je me baladerai tous les jours avec lui". Elle connut ainsi d'autres poneys, dont elle oublia les noms. Seul celui de Pilou restera gravé dans sa mémoire.
En 1994, elle apprit que sa cousine montait dans un club. Un club c'est quoi ? Y'a des chevaux, mais, on y fait quoi ? En effet, elle ne connaissait pas cette façon de profiter des chevaux. Elle rendit alors visite à sa cousine. Et observa le déroulement d'un de ses cours. C'est pas dur : pour arreter, on se met en arrière en tirant un peu sur les rènes ; pour tourner à droite, on ouvre la rène droite ; pour tourner à gauche, on ouvre la rène gauche. "Maman ! Je veux faire comme Elodie, je veux monter à cheval !". Sa mère l'inscrit.
Pendant un an, elle continua le club. Elle connut des poneys répondant au nom de Zorro, Popeye (son préféré), Mousseline, Praline, Calimero, Marianne... Un jour, c'est Praline qu'elle montait. Une jolie double ponette baie. A son tour de galop, la ponette toussa en baissant la tête, et Lindsay se retrouva éjectée en avant. Non ce n'était pas sa première chute, elle avait déjà goutter à la saveur du sable de manège... Mais cette chute suffit pour faire un blocage dans sa tête. Elle fut emmenée aux urgences : déchirure musculaire dans le dos. Elle avait à présent peur. Peur de remonter, peur de galoper. Et puis, tourner en rond, en manège, l'agaçait à force. Finalement, elle ne retrouvait pas la joie qu'elle connaissait quand elle montait Pilou dans la forêt. "Maman, je veux arrêter de monter à cheval !". Sa mère la désinscrit.
C'est ainsi qu'elle acquit les trois allures du cheval une nouvelle fois. Chaque chose en son temps. Ce n'était pas encore une cowgirl ! Entre 2000 et 2006, elle passa plusieurs mois en compagnie de Solo. Et faisaient des randonnées équestres, toujours dans son endroit préféré de la France, le sud.
Puis, elle fit un stage de deux semaines, vers Pau, en 2003. Elle connut la voltige, où elle apprit à ne plus se tenir au pomeau d'une selle, au galop. Ca y est, elle était enfin définitivement désensibilisée de cette fameuse chute de l'âge de 6 ans.
En 2006, elle prit conscience que, si elle voulait un cheval à elle toute seule, il fallait reprendre le club. L'idée de faire à nouveau des tours en rond dans un manège ne l'enchantait guère. Mais c'était la seule solution pour avoir une meilleure approche du cheval. Elle fit la connaissance de Barbara. Elles décidèrent de reprendre l'équitation ensemble, dans le même club. Et elles trouvèrent leur bonheur, à une dizaine de minutes de chez elles. Et ainsi, Lindsay passa son galop 2 et 3, officiellement.
En 2009, elle quitta finalement le club, un club qui était considéré comme une grande famille, où elle prit confiance en elle avec les chevaux, où elle apprit beaucoup de choses, et sur le cheval, et sur sa façon de monter. Elle s'y est fait des amis, qu'elle ne laissera pas tomber.
Pourquoi elle quitta ce club équestre qu'elle aimait tant ? Ca, c'est une autre histoire...
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