Une pension introuvable ?!

Publié le par Lindsay



Mes débuts 'avec' Riley ne sont pas très joyeux, ni positif. Ce n'est pas le poulain qui pose problème (bien au contraire ! Je n'ai qu'un hâte, après notre rencontre, c'est de le retrouver), mais le lieu où il logera.

Riley est un cadeau, une bienvenue, un changement dans ma vie, un rêve qui se réalise. N'ayant pas été au courant de ce magnifique cadeau d'anniversaire, mes parents avaient déjà convenu un rdv le lendemain de la visite aux Chevaux de Tan, dans une pension qui parraissait l'idéal, pour moi, et pour le poulain.

Après avoir songé longuement sur la pension que je recherchais, pour le bien de mon loulou et du mien, je voulais qu'elle n'ait pas un prix excessif, mais avec tout le confort (rond de longe, carrière, pré+abri, apport des premiers soins si je ne pouvais pas m'y rendre tous les jours), accesible en voiture (30min de route grand maximum) et surtout, quelqu'un qui puisse m'encadrer à l'éducation de Riley. Même si mon souhait le plus cher était d'avoir enfin mon cheval, je ne veux absolument pas foirer son éducation. Elle reste la base du cheval toute sa vie. C'est pourquoi je souhaitais qu'une personne m'aide et me conseille au fur et à mesure que j'évoluerai avec Riley.

Ma mère avait passé déjà plusieurs heures avec le monsieur de la pension au téléphone. Il semblait quelqu'un de sincère et juste. Il affirmait être à ma disposition pour m'aider si besoin... Il n'y avait ancun problème pour accueillir Riley. Mais avant de dire "Oui" et d'envoyer Riley dans cette pension que nous n'avions encore pas vu de nos propres yeux, nous nous y sommes rendus. Sincèrement, sur le trajet de l'allé, je me sentais mal. Je n'étais pas excitée, comme heureuse, mais stressée, comme angoissée. Je ne savais pas encore pourquoi. Il pleuvait sur la route. Il nous a fallu 45 min pour nous rendre à la pension, peut être future maison de Riley.

Nous arrivons et le monsieur nous accueille le sourire aux lèvres accompagnées de sa femme. Elle était semble-t-il diplomée pour apporter les soins aux chevaux, elle savait vacciner, prévenir les colliques... bref, c'était un bon point ! Et lui, agriculteur, les chevaux étaient donc nourris de sa propres récoltes et de plus, ils mangeaient du Bio ! Quelques minutes passent et je me sens de plus en plus mal à l'aise. C'est alors qu'il commence à me sortir des phrases... quelque peu bouleversantes.
 
"-Tu connais le dicton 'Jeune cavalier, vieux cheval' ? Tu devrais le suivre."

"-Tu devrais prendre un cheval à ta taille."

Remarque quelque peu déplacée, je fais 1m54, il me semble que les Irish cob ne sont pas très grands... Si ? (de toute façon, il ne connaissait pas la race!)

"-Nous n'apportons aucun soin, si ton cheval a un pansement à changer tous les jours, ou un p'tit bobo à désinfecter, tu te débrouilles pour venir, nous, on n'est pas des vétérinaires."

Tiens ? Ce n'était plus la même version qu'au téléphone... Et l'apport des premiers soins comme convenus ? A pa pou ? Et il savait pertinemment que je suis étudiante, et qu'à 45 min de la pension il m'était impossible de m'y rendre lorsque je finis les cours à 18h15...
[...]

Je m'arrête ici, il y a eu ce genre de discours pendant 2 heures. A savoir, il a tenu cet entretien avec nous sous la pluie battante, même pas offert de café, il a dit à ma mère d'aller faire sa pause pipi derrière les bottes de foin (c'est à dire dehors). Et en gros, j'étais incapable de m'occuper d'un cheval et encore moins d'un poulain, car je n'étais pas galop 8. J'étais perdu. Ce n'étais pas le même homme qu'on avait eu au téléphone, c'était impossible. Il ne tenait en aucun cas de tels propos.

Nous sommes repartis en lui disant merci de tous ces bons conseils, et il n'aura plus jamais de nouvelles de notre part. Je n'ai pas pu m'empêcher de verser quelques larmes, tellement il m'avait rabaissé, il me sous-estimait, mais il ne me connaissait pas. Le soir même j'appelle Laurence et lui annonce que c'est fichu, il n'y a pas de pension. Toujours très gentille et patiente, elle me garde Riley sous le coude pendant une bonne semaine, le temps de trouver la pension idéale.

Publié dans Riley - mon irish cob

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